Faut-il avoir peur des antidépresseurs

des antidépresseurs

Publié le : 26 janvier 20164 mins de lecture

Les antidépresseurs souvent appelés « pilules du bonheur », comptent parmi les avancées majeures du monde de la médecine moderne. Ils ont notamment contribué à améliorer le traitement de la dépression. Ils ont des vertus certaines mais doivent toujours être pris dans le cadre d’une évaluation clinique rigoureuse.

La prescription d’un antidépresseur doit toujours se faire sur l’avis d’un professionnel de la santé. Avant la prescription d’antidépresseurs, le médecin va distinguer les pathologies dépressives caractérisées nécessitant un traitement spécifique et les symptômes dépressifs isolés, souvent transitoires, qui ne nécessitent pas obligatoirement la prise d’antidépresseur.
Le traitement est adapté en fonction de la sévérité des symptômes. En cas d’épisode dépressif léger, c’est la psychothérapie qui est recommandée en première intention. Il n’est pas recommandé de traiter par antidépresseurs un épisode dépressif léger. Pour un épisode dépressif modéré, des médicaments pourront être prescrits en complément ou en préalable à la psychothérapie. Dans les épisodes dépressifs sévères, c’est-à-dire caractérisés par l’acuité et la multiplicité des symptômes, leur durée et leur caractère invalidant, les antidépresseurs sont indiqués. Ils permettent de diminuer la souffrance, afin de commencer ensuite un travail de psychothérapie.

Les antidépresseurs sont très efficaces pour soigner la dépression mais seul un médecin peut juger de la nécessité de prescrire ce type de médicament. Ils sont exclusivement accessibles sur prescription médicale et leur usage nécessite un suivi. Jamais  d’automédication, même pour un petit coup de blues. En cas de doute,  il ne faut pas hésiter à consulter un médecin car la dépression est une vraie maladie. Les effets secondaires des antidépresseurs dépendent beaucoup de leur nature. Ainsi, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) ont des effets moins gênants que les inhibiteurs de la monoamine (IMAO) et les antidépresseurs tricycliques ou les imipraminiques. De plus, certains antidépresseurs génèrent une forme d’accoutumance et, dans ce cas, le traitement ne doit pas être interrompu brutalement.

Par ailleurs, certaines études ont montré que la combinaison de plusieurs médicaments affectant la production de sérotonine pourrait favoriser la survenue de céphalées et d’accidents vasculaires cérébraux. La sérotonine est un messager chimique particulièrement important au niveau cérébral. Certains antidépresseurs augmentent ainsi spécifiquement sa concentration. Or, la sérotonine possède une action vasoconstrictrice (réduisant le calibre des vaisseaux sanguins), les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Mais sont également concernés certains antimigraineux appelés triptans, le millepertuis ainsi que certaines drogues comme l’ecstasy ou la méthamphétamine…

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