Les 4 périodes à risque dans la vie : adolescence, maternité, maladies chroniques et vieillesse

La dépression peut survenir à n’importe quand dans une vie mais certains moments présentent un risque plus élevé, comme par exemple l’adolescence, la maternité, la survenue d’une maladie chronique ou encore la vieillesse. Certaines personnes peuvent mal vivre ces phases synonymes de grands changements dans la vie.

Des moments de grande vulnérabilité psychique peuvent présenter un risque accru pour la dépression. Bien évidemment, la dépression peut survenir à n’importe quel âge mais certains évènements sont susceptibles d’exposer un sujet à la dépression de manière plus significative comme l’apparition d’une maladie chronique, la maternité… Autant de raisons qui peuvent amener quelqu’un à consulter dès l’apparition des signes de dépression. En effet, actuellement un déprimé sur deux n’est pas pris en charge à temps ou alors fait l’objet d’une mauvaise prise en charge. 10 à 20% de personnes sont touchées par la dépression et les femmes sont deux fois plus exposées à cette maladie sans que l’on en connaisse les raisons. Cette maladie est la première cause de suicide, avec 70 % des passages à l’acte chez des déprimés non repérés. La détection précoce permet une meilleure prise en charge, que celle-ci soit médicamenteuse ou non. L’objectif d’un traitement antidépressif étant de réduire les symptômes mais aussi de limiter le risque de récidive.

Actuellement, un adolescent sur huit souffre d’une dépression et un cas sur trois, génère une tentative de suicide. Ce type de dépression est à distinguer de la “déprime” passagère qui survient  souvent au moment de l’adolescence sans forcément provoquer un retentissement relationnel et scolaire graves. Bien connu des médecins, de nombreuses mères souffrent du fameux « baby blues » après l’accouchement. Une femme sur deux présenterait des symptômes dépressifs graves dans les jours suivant la naissance du bébé. Moins connue, la dépression périnatale qui survient plutôt au troisième trimestre de grossesse, concerne 15 % des femmes enceintes. Les hormones, longtemps considérées comme bénéfiques pour le psychisme, ne protègent donc pas de la dépression.

La survenue d’une maladie chronique grave évolutive est une phase favorable à la dépression. A ce moment-là, la douleur physique occupe le devant de la vie au quotidien et rend plus difficile le repérage de la souffrance morale. En effet, chez trois quarts des personnes atteintes d’un cancer, la dépression n’étaient ni dépistés ni traités. Il en va de même pour les cas de dépression de personnes âgées et un suicide sur trois concerne un sénior.